SOLIDARITE AVEC LE CAMPEMENT CHAGALL : PRENDRE SA PART

enfants_roms_asbFin Octobre, une communauté Rom s’est installée sur un terrain appartenant à notre collectivité situé à l’angle de l’avenue de Savigny et du boulevard Marc Chagall. Le 12 décembre, le Maire a assigné en justice les habitants de ce campement afin de les expulser.

Depuis 10 ans, la répétition des expulsions sur notre territoire n’a pas contribué à la résorption de ces bidonvilles. Régulièrement, les campements s’installent pour être évacués quelques mois après. Leurs habitants, citoyens européens qui ne sont pas nomades et souhaitent se sédentariser, subissent neuf expulsions par an. Les conditions de vie d’un campement relèvent d’une situation humanitaire grave tant sur le plan sanitaire que sur l’accès aux droits fondamentaux.

Cette situation pose question. Les Roms doivent-ils subir en France les mêmes discriminations qu’ils subissent dans leur pays d’origine ? Où est passée la République sociale de Jaurès ?

Les élus écologistes pensent qu’il faut agir dès l’arrivée d’un campement en ville et ont alerté de cette situation dès le 17 novembre par communiqué. Devant l’inaction du Maire, ils saluent la création, début Décembre, du Collectif de soutien aux Roms d’Aulnay rassemblant des citoyens et des citoyennes qui sont allés au devant des habitants du bidonville et dans lequel éluEs et militantEs écologistes ont pris leur part.

Le travail de médiation de ce Collectif a permis de mettre en œuvre une campagne de vaccination et une action de scolarisation des enfants en coordination avec Médecins du Monde et l’ASET-93, organisations spécialisées dans l’accompagnement de ces publics. Aujourd’hui, tous les enfants du campement Chagall ont été vaccinés et six sont scolarisés dans des classes pour élèves non-francophones.

La présence de ce bidonville n’est pas sans causer une gêne dans le voisinage. Nous déplorons que la Municipalité n’ait décidé de mettre à disposition des conteneurs à déchets à l’usage des habitants du campement qu’à partir du 17 janvier. En effet, la dégradation sanitaire du campement concourt à l’augmentation du sentiment d’insécurité.

Karima DELLI, députée européenne, Aline ARCHIMBAUD, sénatrice de la Seine-Saint-Denis, Laure LECHATELLIER, vice-présidente du Conseil régional d’Ile-de-France ou Jean-François BAILLON, vice-président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis ; les éluEs écologistes agissent à tous les niveaux pour apporter des solutions législatives, budgétaires et sociales à ce problème complexe qui n’est pas une fatalité, afin qu’il ne soit pas instrumentalisé par les uns comme par les autres.

Après les deux référés du 27 décembre et du 15 Janvier, le Tribunal de Grande Instance de Bobigny rendra sa décision le 14 Février prochain. A suivre…

François SIEBECKE

Le 27 Janvier 2014

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